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Le 12 novembre, la première campagne de vaccination contre la poliomyélite de 3 millions de personnes commence à Ponte Noire, ainsi que dans le département de Kouilou, en République du Congo, et dans 16 districts de la République démocratique du Congo et en Angola. Organisation (OMS), l’Afrique a annoncé aujourd'hui. L'OMS affirme que des personnes de tous âges sont ciblées dans cette campagne.
Une épidémie de polio a été confirmée en République du Congo le 4 novembre. Sur les 226 cas signalés d'AFP (paralysie flasque aiguë), 97 sont décédés; ce que l'OMS décrit comme "une mortalité exceptionnellement élevée" . Quatre cas d’AFP ont été confirmés jusqu’à présent. Les patients atteints de paralysie flasque présentent généralement une faiblesse, éventuellement une paralysie et une réduction du tonus musculaire, sans cause évidente. Lorsque les signes et les symptômes apparaissent soudainement, on parle de paralysie flasque aiguë (AFP) . La PFA est le signe le plus commun de la polio aiguë.
La majorité des personnes malades sont âgées de 15 à 29 ans, un exemple que les populations qui n’ont pas été exposées à une immunisation complète sont particulièrement vulnérables. Vacciner tout le monde, quel que soit son âge, vise à enrayer la propagation de la maladie en augmentant les niveaux d'immunité généraux.
Le Dr Luis Sambo, Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, a déclaré:

    "Chaque homme, chaque femme, chaque enfant sera vacciné indépendamment de son statut vaccinal antérieur. De cette manière, nous pouvons être assurés que tout le monde est atteint, y compris les jeunes adultes, dont l'immunité peut être faible."
Un hôpital de Pointe Noire a signalé le premier cas d’AFP le 1er octobre. La majorité des cas ont été signalés entre le 11 et le 31 octobre, informe l'OMS. Entre le 18 et le 24 octobre, le nombre de cas signalés a culminé.
Georges Moyen, ministre de la Santé et de la Population de la République du Congo, a déclaré:
    "Le gouvernement a une bonne évaluation de la situation; c'est inquiétant. Des partenaires et des ressources sont mobilisés pour mettre en œuvre une réponse appropriée et assurer une bonne adoption par la population".
Dr Gianfranco Rotigliano, Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, UNICEF, a expliqué:
    "Nous devons enrayer cette flambée rapide. La priorité absolue est de vacciner toutes les personnes pour prévenir le plus de cas et de décès le plus rapidement possible. Nous sommes à un tournant critique et arrêter la poliomyélite en Afrique exige notre engagement absolu".
Jusqu'à présent, 48 millions de dollars, 1, 7 million de doses de vaccin antipoliomyélitique oral et plusieurs équipes d'experts ont été déployées pour aider à la campagne. Celles-ci provenaient d'une coentreprise impliquant Rotary International, CDC (USA) et UNICEF. Le Danemark a envoyé 5 millions de doses supplémentaires de vaccins oraux contre la polio, qui devraient arriver à destination le 12 novembre.
Ambroise Tshimbalanga Kasongo, président du comité Africa PolioPlus du Rotary, a déclaré:
    "Le Rotary a mobilisé des fonds d'urgence pour répondre à cette épidémie. Grâce à une réponse rapide, nous pouvons empêcher la propagation de la maladie."
Selon l'OMS, le reste de la population du Congo sera couvert du 18 au 22 novembre, puis à nouveau en décembre, au cours de deux périodes, qui incluront également certaines parties des pays voisins.
La poliomyélite, causée par le poliovirus, est un virus extrêmement contagieux spécifique à l'homme. Le virus pénètre généralement dans l'environnement dans les fèces d'une personne infectée. Dans les zones où l'assainissement est médiocre, le virus se propage facilement et rapidement par voie oro-fécale, à travers de l'eau ou des aliments contaminés. Les humains en contact direct avec une personne infectée peuvent également devenir malades.
Les signes et symptômes, tels que la raideur du cou et du dos, les réflexes anormaux et les difficultés respiratoires et de déglutition, attirent généralement l’attention du médecin sur la possibilité de la polio. Un médecin qui soupçonne la polio devra tester des échantillons provenant de la gorge, des selles ou du liquide céphalo-rachidien du patient pour confirmer un diagnostic.
Source: OMS
Ecrit par Christian Nordqvist
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